Il y a peu d’entrepreneurs québécois aussi discrets et aussi présents à la fois que Mitch Garber. Ex-PDG de Caesars Interactive Entertainment, ancien président du Cirque du Soleil, panelliste sur Dragons’ Den à la CBC, investisseur dans des entreprises de l’industrie du divertissement à travers le monde — le Montréalais de 60 ans incarne une certaine vision de l’entrepreneuriat québécois tourné vers l’international. En 2026, il continue de jouer un rôle clé dans plusieurs entreprises et reste l’une des voix les plus écoutées du monde des affaires québécois.
De McGill au droit, puis au Cirque du Soleil et au jeu en ligne
Mitch Garber étudie le droit à l’Université McGill et exerce comme avocat à Montréal au début des années 1990. C’est son entrée dans le monde du divertissement et du jeu en ligne qui marquera sa carrière. Il participe au développement de plusieurs entreprises canadiennes du secteur — notamment dans les années 2000 — avant de prendre la tête de structures de plus en plus importantes.
En 2009, il devient président-directeur général de Caesars Interactive Entertainment, division en ligne du groupe Caesars Entertainment. Sous sa direction, l’entreprise se développe massivement dans le jeu en ligne, le poker, et les jeux mobiles. La vente de la division WSOP (World Series of Poker) et de Playtika — entreprise de jeux mobiles — à des acquéreurs internationaux pour plusieurs milliards de dollars fait partie des transactions les plus importantes de sa carrière.
Cirque du Soleil : le sauvetage et la consolidation
Mitch Garber a également été l’un des actionnaires importants du Cirque du Soleil après le rachat de l’entreprise par TPG Capital en 2015. Il en a été le président du conseil d’administration, jouant un rôle clé dans la stratégie de l’entreprise québécoise emblématique pendant plusieurs années.
La pandémie de 2020 met le Cirque du Soleil sous protection contre les créanciers. Garber traverse cette période difficile aux côtés de Daniel Lamarre. L’entreprise renaît ensuite, et Garber reste l’une des figures importantes de sa gouvernance par la suite.
Dragons’ Den, Bullpen, Andrews Capital
Mitch Garber est aussi un panelliste régulier de Dragons’ Den, l’émission de la CBC où des entrepreneurs pitchent leurs projets devant un panel d’investisseurs. Sa présence dans l’émission lui a donné une visibilité grand public qui dépasse largement les cercles d’affaires.
Il dirige aussi Andrews Capital, sa propre société d’investissement. Le véhicule investit dans plusieurs entreprises de technologie, de divertissement et de services. Garber est en outre membre de plusieurs conseils d’administration au Canada et aux États-Unis.
Une voix publique sur les grands enjeux économiques
Au-delà de ses fonctions de gouvernance, Mitch Garber intervient régulièrement dans les médias économiques — BNN Bloomberg, La Presse, The Globe and Mail. Ses commentaires sur les marchés, l’industrie du divertissement, la gouvernance corporative, le talent canadien — tout cela est suivi par un public d’affaires important.
Il a aussi pris position publiquement sur des sujets liés à l’antisémitisme, à l’immigration, à l’éducation. Sa parole publique mêle expertise économique et engagement social.
2026 : nouveaux investissements et présence soutenue
En 2026, Mitch Garber poursuit ses activités d’investissement via Andrews Capital, ses interventions à Dragons’ Den, et ses rôles dans plusieurs conseils d’administration. Plusieurs nouveaux projets sont annoncés dans le secteur du divertissement numérique.
Il continue également d’être l’une des voix les plus influentes dans le débat public québécois sur le talent économique, l’éducation et le maintien des sièges sociaux à Montréal.
Pourquoi il compte autant dans l’écosystème québécois
Mitch Garber représente une rareté dans l’entrepreneuriat québécois : celle d’un dirigeant qui a opéré au niveau international le plus élevé tout en restant ancré à Montréal. Là où beaucoup d’entrepreneurs s’expatrient quand ils atteignent une certaine échelle, Garber est resté. Sa famille, son bureau, ses engagements caritatifs — tout est ici.
Aux côtés d’autres figures de l’entrepreneuriat québécois — comme Alexandre Taillefer et Dax Dasilva — Garber fait partie de ces entrepreneurs qui démontrent qu’on peut bâtir une carrière mondiale depuis Montréal. Pas un slogan. Un fait.
