Il y a peu d’artistes québécois dont la carrière se déploie aussi pleinement à travers plusieurs médiums que celle de Marc Séguin. Peintre, écrivain, agriculteur — Marc Séguin partage sa vie entre son atelier montréalais, sa ferme à Hemmingford et ses voyages d’observation. À 56 ans, en 2026, il est devenu l’une des figures les plus singulières de l’art contemporain québécois, autant pour sa peinture que pour sa parole publique parfois polémique.
De l’Outaouais à Montréal, le parcours d’un autodidacte exigeant
Marc Séguin naît en 1970 à Ottawa et grandit à Buckingham, en Outaouais québécois. Il étudie à l’Université Concordia à Montréal au début des années 1990. Sa démarche picturale émerge progressivement, marquée par une touche expressionniste, des sujets graves — la mort, le territoire, la mémoire — et une matérialité de la peinture rarement vue chez les artistes québécois de sa génération.
Une carrière internationale dès les années 2000
À la fin des années 1990 et au début des années 2000, Marc Séguin expose à New York, Paris, Berlin. Sa galerie new-yorkaise et sa galerie parisienne le placent rapidement dans le cercle des peintres figuratifs canadiens internationalement reconnus. Ses œuvres entrent dans plusieurs collections privées et institutionnelles importantes.
L’écrivain
Au milieu des années 2000, Marc Séguin publie son premier roman, La foi du braconnier (2009). Le livre est un succès critique et commercial. Suivent Hollywood, Nord Alice, Le poisson hindou et plusieurs autres titres. Sa double carrière de peintre et d’écrivain — rare au Québec à ce niveau d’exigence dans les deux disciplines — fait de lui une figure à part dans la culture québécoise contemporaine.
La ferme à Hemmingford et la vie partagée
Marc Séguin a fait le choix, depuis plusieurs années, de partager sa vie entre Montréal et sa ferme à Hemmingford, en Montérégie. Il y élève des bisons, y peint, y écrit. Cette double vie — entre la ville et la campagne, entre la solitude et la scène publique — irrigue son œuvre artistique et littéraire.
Une parole publique assumée
Marc Séguin n’est pas un artiste discret. Sa parole publique, dans les médias québécois et dans ses chroniques pour Le Devoir et d’autres médias, aborde régulièrement les questions environnementales, identitaires, culturelles. Il a parfois suscité la polémique. Il n’a jamais cherché à l’éviter non plus.
2026 : nouveaux projets entre peinture et littérature
En 2026, Marc Séguin poursuit ses projets de peinture, prépare un nouveau roman, et continue ses chroniques régulières dans la presse québécoise. Une exposition personnelle est prévue dans une galerie montréalaise. Ses œuvres récentes explorent davantage la notion de territoire et de transmission.
Pourquoi il compte dans l’art contemporain québécois
Marc Séguin représente, dans la scène artistique québécoise contemporaine, une rareté importante : celle d’un artiste qui assume simultanément la peinture, l’écriture, l’agriculture et la parole publique sans diluer aucun de ces engagements. Sa figure incarne une certaine idée du Québec rural et urbain à la fois — exigeant, polémique, profondément attaché à son territoire.
