Il y a peu de sculpteurs montréalais dont l’œuvre occupe une place aussi reconnue dans les grands musées du monde que celle de David Altmejd. Né à Montréal en 1974, formé à l’UQAM puis à Columbia à New York, l’artiste s’est imposé en une vingtaine d’années comme l’une des voix majeures de la sculpture contemporaine internationale. En 2026, ses œuvres figurent dans les collections du MoMA, de la Tate Modern, du Met et de plusieurs grands musées européens. Et pourtant — sa pratique reste profondément ancrée dans la ville où il a grandi.
De Montréal à Columbia, l’éclosion d’une vocation
David Altmejd naît à Montréal le 23 mai 1974. Il étudie les arts visuels à l’UQAM, où il développe très tôt une approche sculpturale qui mélange matériaux contradictoires — plâtre, miroirs, cheveux synthétiques, résine. Après son baccalauréat, il poursuit ses études à Columbia University à New York, où il obtient sa maîtrise en 2001.
C’est là, dans ses années new-yorkaises, qu’il commence à attirer l’attention d’un cercle de galeristes et de critiques d’art internationaux. Sa première exposition solo new-yorkaise en 2002 marque le début d’une trajectoire qui ne s’arrêtera plus.
2007 : la Biennale de Venise et la consécration
En 2007, David Altmejd représente le Canada à la Biennale de Venise, l’une des distinctions les plus prestigieuses du monde de l’art contemporain. Son installation au pavillon canadien — un environnement sculptural immersif où plâtre, miroirs et formes anthropomorphes se mêlent — fait sensation auprès de la critique internationale.
À 33 ans, Altmejd s’installe officiellement dans le top de la sculpture contemporaine mondiale.
Une œuvre matérielle, foisonnante, presque inquiétante
Ce qui distingue le travail de David Altmejd, c’est cette tension permanente entre la séduction et l’inquiétude. Ses sculptures hybrides — bustes éclatés, figures à plusieurs têtes, structures cristallines envahies de poils ou de fragments de miroir — convoquent simultanément la grâce et le monstrueux. L’artiste explique souvent que ses œuvres sont des « organismes » plutôt que des objets.
Collections : MoMA, Tate, Centre Pompidou, MAC
Aujourd’hui, les œuvres de David Altmejd figurent dans les collections permanentes des plus grands musées d’art contemporain au monde : MoMA New York, Tate Modern Londres, Centre Pompidou Paris, Musée d’art contemporain de Montréal. Il est représenté à New York par la galerie Andrea Rosen, à Londres par Stuart Shave / Modern Art, et à Paris par Xavier Hufkens.
Un ancrage montréalais maintenu
Malgré les voyages constants entre New York, Londres et Paris, David Altmejd a maintenu une connexion forte avec Montréal. Une partie de son atelier reste à Montréal. Il a participé à plusieurs expositions au MAC, à la Fondation PHI et dans d’autres institutions québécoises.
2026 : nouvelles expositions internationales
En 2026, David Altmejd prépare plusieurs nouvelles présentations majeures dans des musées européens et nord-américains. Son travail reste l’un des plus suivis et étudiés de la sculpture contemporaine canadienne.
Pourquoi il compte pour la scène artistique montréalaise
David Altmejd représente, dans l’art contemporain québécois, une rareté absolue : celle d’un sculpteur formé localement qui s’est imposé au plus haut niveau des institutions muséales mondiales sans renier ses racines. Sa carrière est devenue, pour toute une génération d’artistes québécois, l’exemple d’une trajectoire internationale réussie depuis Montréal.
